Composite blog consisting of notes, reflections, weird jokes, trip reports and amusing stories from the death row; some personal, some told and some fabricated, I have to reckon!

BEWARE!! This is neither a porno nor a politically correct site... more probably is a highly misanthropic and overtly cynical terminal account

Ridendo castigat mores, that I freely translate as ”humor improves behavior” , not that I believe, but it sounds nice!

From The Death Row

11
Dec
2017
0
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The Exit

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Biased attitudes, genuine lies, fair sarcasm, and dogmatic insanity will be vigorously at work here any time that some unpleasant truths, most of them are, will have to be ruthlessly and cautiously dished.

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10
Dec
2017
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The Happy-End

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I hope to move officially on the DEATH ROW in a few months. Will I be asked from above if I have some preference I will say that I would like to join thebandwagon on the 26th of March, 2018, and nail thus, the 80-year time milepost and turning point of sorts! Being a gambler numbers mean a lot to me especially those concomitantly positive and negative. Do not the life’s years signify Read More

11
Mar
2017
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Danarel, the Conjurer and the King Stork

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Some who may receive a copy of this letter don’t know who is Danarel. Discreetly, I inform everybody that he is my guardian angel. When it was more or less clear that I should come into being, my mother, the CONJURER, who was also a first rung ESPER (extra sensory perception), a TRUE BELIEVER, and THE LEADER OF THE PEOPLE, did something that had zero chances to succeed. She was desperate. She knew that age and situation, the Second World War was on the way, would not allow her to have more than one child. She also sensates that the package coming, me, will be a quite violent guy, not very easy to raise. Also, she felt that things may go from bad to worse. They did, the Nazis left so to say but the Communist regime that came after was no less ferocious. Read More

11
Mar
2021
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Le mystère végétal de Santa Clara, Cal. I

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1er épisode

Avant-propos et avertissement

Le cycle du mystère végétal commença d’une façon concrète avec une lettre adressée par un alter ego du Wanderer à son ami. La trajectoire que le cycle prit, avant même qu’il en soit un, infestée par un maniérisme superflu et pédant avec accents incongrus et parenthèses valétudinaires,  ne reflète en rien les intentions de l’auteur. Le produit final,   hélas, constitue un triste exemple d’un discours honnête qui se complique, s’entortille, s’embrouille et s’avachit, c’est le mot, de par lui-même! Il constitue néanmoins, c’est le cas de le dire, une sorte de voyage dans l’univers quotidien et général  de la DÉRAISON! Confus du monde entier unissons-nous !

Circonvolution du problème accompagné d’associations gratuites

Jeune ami,

Ce matin la réalité s’impose Le raz de marée apocalyptique s’accélère. Le modèle statistique modéré sur lequel j’ai buté (mot malheureux dans le contexte) il y a trois semaines et qui Read More

17
Apr
2021
1

Dans les murs de laVille Impériale I

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Une Randonnée Urbaine

Mes chers enfants, parents et amis

J’habite, formellement, car chez moi tout baigne en un éternel crépuscule, dans un pays qui se méfie des indices et qui se trémousse indigné chaque fois que la première université (Paris 9) se classe sur la 39ème place de l’index de Shanghaï…Par osmose donc, j’ai reçu avec une réticence outrée la nouvelle que Vienne s’est pointée plus d’une fois en tête des villes les plus plaisantes à vivre. Mais le coup de grâce fut de découvrir, après quelques heures d’énergiques déambulations, que l’endroit qui se devait insignifiant, capitale d’un état à pignon quasi inexistant, reliquat d’un empire depuis longtemps disparu, ne produisant strictement rien, regorgeait de richesses inouïes, matérielles, spirituelles, artistiques et sociales. Read More

13
Sep
2021
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Dans le Kaléidoscope: langage sonore face au langage écrit-imagé et la loterie corona, à la portée de tous…Part I

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L’arrière-plan veritable  d’une histoire surfaite

L’univers est composé de très peu de matière et de rayons d’énergie. Ondes ? Le hic est que beaucoup de ces rayons sont formés de particules matérielles ?! Dire encore que 70% de l’univers  est fait d’énergie  noire? Qu’elle, l’énergie en question, pousse à l’expansion folle de l’univers vers le néant, un néant qui n’existe pas? Je ne pense pas ! Mieux vaut, en ces temps  de pollution galopante  de l’atmosphère et du langage, s’abstenir d’utiliser des mots ambigus. On est arrivé à l’âge de la désambiguïsation lexicale ou le plus simple des mots comme par exemple “fente” peut, malgré son utilisation dans un contexte rassurant, être vicieusement interprété. Quant à l’agresseur, surtout s’il appartient à un milieu CULTE, il en prendra pour son grade. Le petit peuple, particulièrement les pauvres majoritaires, se vautre encore dans le SALACE et se porte à merveille. Voilà !

Donc, l’ensemble des rayons et de la matière crée un réseau, des réseaux.  Les réseaux régissent, parmi d’autres choses,   l’existence de l’univers (tant que ça dure) et le fonctionnement de la pensée humaine (qui est ce qu’elle est). La communication est aussi est gérée par un  réseau. Certains réseaux, à travers l’activation (ou par simple étalage codifié) des signes ou des symboles, rendent

possible la  transmission d’un message. Tout message est subliminal,  incomplet et souvent répétitif.  Le message est décodé et complété par le receveur qui  active les  données appropriées de ses banques de mémoire. En conclusion on devrait se comprendre!

Hélas, tout ce fatras (avec réseaux, communication, pandémie, menaces et messages) commença par une lettre paisible à un cher ami qui pour des raisons bizarres se transforma (la lettre)  en un  délire  prolongé avec  désirs de mort et entités malfaisantes. Je vous invite a en juger par vous-mêmes tout en vous assurant que je vais me  débarrasser de  tout ÇA, dans le sens analytique,  comme d’une vieille chaussette.

Cher M.,

1er registre, avant-propos répétitif

Il y a huit mois que j’ai commencé a t’écrire une lettre sur mon expérience avec deux systèmes de communication, un surtout verbal,  un autre surtout sonore. Rien de méchant, juste un compte rendu d’une petite partie de plaisir avec des structures actives, de gentilles Gestalts maison,  identifiées  par mézigue avec hélas, une certaine légèreté latine. L’intention fut honorable et le résultat cauchemardesque. Le sujet se prêtait aux coalescences.   J’ai été depuis toujours maudit par des dieux hostiles de me ruer dans les chemins vicinaux, de me perdre dans  les orbes de l’impondérable, d’errer  dans le royaume de l’illusion et de chavirer dans la mare  des ressemblances. Quoique je n’aie eut  qu’à raconter une petite historiette vécue,  je me suis progressivement mais irrémédiablement égaré aussi bien du  sujet que du destinataire. Le topique choisi et le public visé ont subi une effrayante hypertrophie. Après avoir besogné à la tache plusieurs mois j’ai pris la décision de ramener le toutim dans mon blog et advienne que pourra. De toute façon le mot d’ordre est : apocalypse now! Avec l’essor des feux d’été, l’atmosphère a la dérive, l’Amazonie qui s’étouffe, le Gulf Stream qui meurt, l’epidemie qui fleurit, les Talibans qui rentrent chez eux, la terre qui craque (encore!) a Haïti et 87.318.017 nourrissons mignons qui débarquent depuis le commencent de l’année, il me semble que la trouvaille/élection  d’un nouveau Messie est impérieuse. On ne peux plus croire que la rédemption sera fournie par l’ONU, organisme désuet, bidule cocasse,  hétérogène et impotent ou des secrétaires du monde entier perdent leur virginité en fin de semaine. IL FAUT UN SAUVEUR. Comment peut-on le reconnaitre ? C’est assez simple. En commençant par le plus putatif de tous, Jesus Christ, surnommé aussi Le Seigneur ou Doux Jésus, le  Messie est de gauche (ou tout au moins populiste) et turbine jour et nuit au bonheur  des pauvres.  Il est souvent le rejeton d’une minorité, accomplit  quelques fois de miracles, utilise un style vestimentaire doctrinaire que parfois il invente,   et il est tellement aimé que même  ses bizarreries passent pour des qualités.Une garde prétorienne solide composée de fidèles, durs et légèrement sadiques veille  énergiquement a ce que cet amour ne s’éteigne pas. Je vais insérer une petite galerie des anciens, modernes et même imaginaires Messies. L’ensemble, formera un genre de Portrait Robot   qui permettra à tout zigue de se mettre à la  chasse d’un Redoutable Rédempteur. Voilà !

Pour revenir a nos petites affaires en tenant compte du fait que tu étais le destinataire destiné je prends la liberté de t’envoyer, en première,   ce paquet  à multiples couches. Dans ce potpourri, que j’ai cessé depuis longtemps d’organiser, riche en  dadas réactionnaires et prophéties décourageantes,  mes images de marque, un esprit averti   pourra éventuellement saisir une mélodie de fond joyeuse et amusante, active surtout à mon insu. Hélas, l’espoir fait vivre !

 

Je vais t’appeler sous peu,

A bientôt,

The Wanderer

23
Sep
2021
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Dans le Kaléidoscope: langage sonore face au langage écrit-imagé et la loterie corona, à la portée de tous…Part II

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Cher M.,

2ième registre

Entrée en la matière et enlisement

 

J’espère que tu vas bien ainsi que les tiens. Je suis “sur le valises ” dans un état de moyenne hystérie, binôme qui est pour moi presque une seconde nature même si je ne vais nulle part. Cette fois-ci je vais en Roumanie et sous peu. Six jours…

Alors pourquoi cette lettre? Elle me tournoyait dans la tête depuis deux mois déjà après avoir eu une grande révélation en achevant la lecture du premier Manga  de ma vie. Cette expérience,  californienne  of course,  se réclamait d’une autre légèrement différente mais structurellement apparentée   qui eut lieu    en Inde quelque onze ans auparavant. Je me trouvais la nuit à Bhopal, dans l’état de Madhya Pradesh. La ville est   un géant nœud de chemin de fer et, même après l’amputation islamique du rigueur,  elle est le nombril de l’enorme sous-continent. Je tergiversais en marge d’ une large chaussée, chichement illuminée  par quelques quelque réverbères a bout du souffle, sur laquelle avançait un torrent menaçant, une tumultueuse cavalcade de camions, voitures, cyclistes, motocyclistes, cavaliers, chariots et chameaux, infirmes dans de petits carrosses  de production artisanale et piétons du genre fourmis noires. Il n’y avait pas de pachydermes, je suis positif(on ne peut pas se tromper quant à leur trompe). Dans la fumée bleu-noire,    irrégulièrement  tachetée par des condensations jaunâtres de sable urbain tiède et de  poussière gris perle de débris macérés s’écoulait, rampait, se déversait  et même se précipitait quelques fois,  un magma hétéroclite et paradoxalement fusionnel de formes mécaniques et animales. Le cyborg en mouvement faisait sentir sa présence avec autorité dans une inaltérable progression.  Probablement allait-il dans les deux sens mais je n’en sentais qu’un. Il fallait, revenons sur terre,  mon fils était avec moi, se jeter dans les flots, traverser le Maelstrom (ou la Mer Rouge si on aime les chemins battus) à force de membres alertes et d’inspiration combattante car on devait   arriver coute que coute à la gare (Bhopal Junction), qu’on devinait massive et menaçante quoique  floue  dans la demi-obscurité. Mais il n’y avait ni gué ni guet, pour assurer un passage sans ambage pour piétons craintifs (au moins un).

Déjà au cours de mon premier  séjour en Inde je me suis rendu compte que les scribes de guides de voyage, forts en thème d’ailleurs, détaillant les particularités du trafic routier le  désignaient comme chaotique et  générateur de la plus tonitruante  cacophonie, insupportable même pour les tympans endurcis.  Progressivement sourd moi-même, le boucan me laissait indifférent d’autant plus que je me suis rendu compte que les écrivaillons se fourraient, si j’ose dire, le doigt dans l’œil. Il m’est apparu de façon indubitable, c’est mon avis et je le partage, que sous l’apparence d’une cacophonie mentalement anarchique et auditivement  terrorisante  se cachait un formidable système de communication, un réseau vivant,  total et immédiat, où tout le monde transmettait à tout le monde, continuellement,  sa position et son intention. Une note de plus, mais d’importance capitale: la communication avait  lieu légèrement sous le niveau de la conscience. Chacun écoute et  réagit tout en pensant  à autre chose. La coopération est totale. Sur le panneau arrière des camions est écrit : « use the horn, please ». Les mastodontes ralentissent et se serrent de côté pour laisser passer le Rolls, le  rickshaw ou le corbillard…Vive la communication du réseau anonyme, donc.

A Bhopal j’ai eu la chance inouïe de vérifier ma théorie, mes lumières si on veut,  quoique j’ai  dû combattre quelques  appréhensions parasites. Mon fils, partisan de la philosophie appliquée me dit : – Allons-y, ILS VONT RALENTIR…Je n’avais plus d’alternative, il a fallu sauver la face et je me suis jeté a l’eau…Ils ont ralenti et nous passâmes indemnes.  Il ne faut pas essayer ceci en France ou en Roumanie, c’est le suicide,  pas assisté, mais assuré à cent pourcent. Dans les pays latins on ne plaisante pas avec les lois de la circulation.

Fin du premier episode. Je ferai de mon mieux pour écourter le second. Je me trouve à Sunnyvale chez mon fils, dans le cœur, le nombril si on veut (Bhopal en était un autre) enfin au centre de la Silicon Valley  où je déniche un Manga en français. Encore une ironie du destin, car après un long voyage au Japon, je suis revenu en France avec l’idée de faire une affaire d’importation cum traduction de cette pléthorique  littérature de gare qui se vend si bien. Mes idées quoique solidement ancrées dans une réalité pédestre ne visant à aucun redressement de torts, justice sociale, égalité du sexe et des sexes ou attendrissement du langage sont d’une motivation mercantile crasse.  Elles n’ont qu’un petit défaut. Elles restent au stade de projet, virent à la rêvasserie, s’endorment rapidement et disparaissent dans la fosse sans fond des espoirs inassouvis.    Ceci dit, tout en désirant assurer l’assise et l’avenir de mes enfants   (mica male, ils s’en sont très bien chargés eux-mêmes) je n’ai pas poussé la  curiosité ou l’intérêt plus loin que de feuilleter un ou deux Mangas de ma vie. L’exemplaire que j’ai trouvé chez mon fils attira mon attention à cause du titre, IKIGAMI ou PREAVIS DE MORT. Il me rappela derechef le  Marquez Cronica de una muerte anunciada et pourquoi pas ? mon propre ultime et terminal manifeste : From the death row. Le pastiche japonais, en est-il un ? Il se peut bien. Ils furent des imitateurs inégalables tout au long de leur histoire jusqu’à se recycler récemment dans  l’original ! Chassez le naturel il revient..etc Mais revenons à nos moutons. Dans le Préavis de Mort la trame est apparemment simple mais ses implications sont bien complexes avec des références à la morale, à la raison d’Etat et aux droits de l’individu. La morale semble être le  paramètre de l’existence rendue possible, sous condition,  par Dieu. Comme ce n’est pas généralement le cas il se peut que Dieu, qui est en tout, soit aussi mêlé à l’immoralité des gens. D’ici a conclure que  Dieu  et Satan (qui est  officiellement  le Patron de l’Immoralité) ne font qu’un il n’y a qu’un pas.  Gardons nous de le faire mais  les Manichéistes Y pensaient déjà ! De toute façon,  dans mon Manga la morale est encore sur les remparts, quoique plus étendard que règle de comportement. Plus exactement elle est leurre et prétexte à la fois! Fut-elle jamais quelque chose d’autre?

 Au niveau des faits concrets et solides, dans une contrée  qui pourrait  bien être le Pays des Chrysanthèmes, le Pouvoir se décide a prendre une mesure salutaire pour endiguer l’explosion démographique. Ainsi, on va tuer un certain nombre de jeunes gens, des males en herbe,  par poison assez tôt dans leur existence afin d’empêcher qu’ils sèment à droite et à gauche le trop plein de leurs génitoires. Bien sûr, dans notre temps de violente égalité sexuelle, surtout  au sein des équipes gouvernementales,  on peut se demander si une formule plus équilibrée, disons un gentil  fifty fifty ne serait pas préférable ? Mais comme j’aime incomparablement plus les femmes que les hommes je ne vois aucun mal à ce qu’il en reste davantage. Entre nous le narratif  est assez cocasse car il est de notoriété publique que les Nippons sont en proie à un affaiblissement effrayant  du désir sexuel. La baise (?!) est à la baisse ? Il parait, hélas,  que c’est bien le cas. (Je te prie d’excuser, tout en rougissant d’être descendu si bas, cette incartade du langage mais je n’ai pas pu résister a l’appel de certaines résonances)  Quant à la procréation, les Italiens, eux-mêmes  en train de s’éteindre  feront mine de multiplicateurs émérites  par rapport aux fidèles d’Amaterasu. Ce que ces derniers  ont jalousement gardé c’est la cruauté, l’élégance, le mépris pour les étrangers  et la complexité ritualistique de l’action. Ainsi, avec probité et sadisme le Pouvoir s’évertue d’informer d’une manière ou d’une autre les élus  de leurs destinée mais sans leur en donner tout à fait la certitude. Un certain souci démentiel pour défendre la privauté a tout prix, caractéristique de notre époque où bientôt l’urinal va nous dire «  nous ferons tout pour oublier le sujet de votre visite et vos données personnelles »,  rend le déroulement du processus de A à Z impossible à suivre dans sa totalité même par les agences exécutives en charge. Ces agences devraient appartenir, à mon sens, à la police criminelle  qui comme son nom l’indique, excelle dans l’excès. En conclusion  cette action, à la fois hygiénique et sociale, prend chez ces maniaques du culte, la forme d’une structure active  ou s’allient à des taux variables  cauchemar et obsession, sadisme et   secret, calcul des probabilités et violence émotionnelle. Le livre brulera les doigts du lecteur passionné et indignera jusqu’au trognon la rate du bourgeois bohème, libéral et révolutionnaire. Mal habitué au dialecte et à la mode Manga j’ai effectué  la lecture, en sauts de carpe, c’est-à-dire ici et là, en avant et en arrière jusqu’à ce que j’ai flairé un rat. Le rat est coriace et intelligent,  me suis-je dit.  Il va m’inspirer. Mon  approche désordonnée m’offrit la clef de l’énigme, car il y en avait une et ce n’était pas l’histoire. D’ailleurs à la première lecture je n’ai pas compris grand chose. Il y avait deux potes musiciens. Un devait mourir, ou peut-être  était-il mort déjà. S’il n’était pas mort il souffrait l’enfer. Il y avait aussi une histoire des contrats avec une maison de disques  et, par le plus grand hasard, des détails inquiétants sur  l’action maléfique de laboratoires du genre Wuhan.  L’écriture même était d’une grande bizarrerie. Aucune phrase ne dépassait quatre  ou cinq mots mais il en  avait pas mal avec un  seul.  On aurait dit  des formules ou des expectorations. Elles se répétaient parfois ou se situaient dans des endroits saugrenus à travers le narratif. Et pourtant ils –ces mots ou elles –ces phrases, portèrent    l’histoire vers un dénouement quelconque. Il y avait souvent des mots avec des lettres arbitrairement réitérées, quelques fois  déformées ou de facture inégale qui semblaient  par suggestion sonore ou graphique enrichir la  fonction informative.    Apollinaire nous  voilà ! Les personnages parlent  fréquemment tous à la fois, se taisent en chorus, font de la figuration intelligente ou ils disparaissaient  ou apparaissaient abruptement. Comparé au véhicule visuel, l’écriture occupe une surface infime. Les dessins,  en noir et blanc, à l’ origine probablement à l’encre de Chine, me parurent  d’une qualité visuelle  exceptionnelle. Ils s’inspiraient  du format de l’ancienne gravure sur bois mais leur charge émotionnelle et leur envol dynamique est tout à fait moderne.  Ils  renforcent, complètent ou parfois se substituent  au  message écrit. Le dessin n’accompagne pas l’écriture.  Ecriture et dessin s’allient  et se combinent  dans ce pays où l’écriture pendant longtemps fut dessin ou elle ne fut pas ! Toute  cette synchronicité, cette vibration contenue mais  permanente d’un réseau de mots et d’ images  me rappelait  quelque chose…Le rat revient sur la pointe de ses griffes,  les poils argentés de son museau frémissent. Eureka !

L’odeur, les sons et  les couleurs  de Bhopal Junction reviennent dans ma mémoire. Le  réseau de communication expansif, mouvant et continuel agissant sur la lisière entre le conscient et l’inconscient par des paquets d’informations tronquées est un paradigme se manifestant  avec un egal bonheur dans des macro ou micro modes. On reconnait ainsi dans ce MANGA la facture et la présence simultanée  d’un  état de communication qui permet la transmission d’un message à lectures multiples. Eventuellement l’histoire n’est qu’un prétexte, le media c’est le message, parfaitement assemblé avec une cohérence flexible, organique et indélébile.  Tout le monde est au courant de tout et de rien, mais le réseau fonctionne et il notifie  que le règne de la communication sans bornes commence.  On n’a plus besoin de fil conducteur, de gué ou de pilote, il faut simplement s’aboucher au réseau comme une voiture électrique à une prise femelle  et encore mieux come une petite lamproie sur une baleine geante.

On va sous peu comprendre les dauphins, les éléphants et les rotifères et que sais-je (?) sur la lancée on va finir  par s’ auto-saisir !!!. Je ne sais plus si cela est tout à fait désirable. Et puis, cinq mois après cette expérience initiatique, les souvenirs palissent, se brouillent, s’effacent. Je n’arrive plus à combattre un sentiment de doute à l’égard de mes propres (soyons honnêtes!) spéculations pendant que la progression galopante de la pandémie annonce une seconde disparition des Néanderthaliens. Sauve qui peut !

Bien à toi,

The Wanderer

4
Oct
2022
0

“ALTE SACHEN”: OVERVIEW, QUESTIONS AND more QUESTIONS, PART ONE *

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Alte Sachen” (Old Bones) was saying  Dr. J.R. when  I was complaining of pains here and there. I hated his guts to hear that but it was out of the question to drop him. He was too good a physician and I was 10 years younger…

 

 

 

 

 

 

2 September 2022

I am home, that is my Saint Jean d’Acre (Akko for the locals) lair. I don’t feel well. Did I return to hell? Or do I carry hell with me? I am my uppermost tormentor and the world’s chief hell provider! Always prone to exaggeration… Not that I like it but hell is a major life feature. Life has many faces. Lately, it has shown me only bad, hostile, and distorted ones. Expletive. The trip home was promising mischief. In Bucharest, at midnight, the driver didn’t come out of the car while I was trying to open the trunk under heavy rain. In normal times I should have shot him down (he was already seated) but I never had a gun…and normal times seem to be fiction. He was also disgustingly fat with a sugar cone-like kind of malformed head. A distinguished draftsman or even Jarry himself used a very rat-like head shape to top the ungracious meat mass of Pere Ubu.**

At Otopeni airport, the Pegasus Airlines check-in didn’t open for a long time. When it finally did their computers went into a total jam. I had to stand in file for eons with my back and legs, loudly protesting. After, instead of mounting a fiery classic Greek stallion, I was served with a deflated harridan with only two loos by plane! Speak with me of European excellence or was it a Greek request eager as they are to spare some cash? With all the money they got from E.U., they should be able to hand in, at least, one toilet more.
Either an outcome of the Bid inflation or of the Ukrainian war games, the prices at the duty-free store were sky up. So, after turning around with care not to break something, I bought nothing…. Sincerely, I didn’t feel eager to add more weight to my already big and painful hump. It was the only wise decision during the last 48 hours, maybe during my entire life of continuing my trail free of liquor or perfume.

The huge Antalya airport should easily win the first prize for Earth’s most dreadful landing space. It is a giant tourist mill grinding continuously millions of travelers with the intent to squeeze some miserable last dollars from their flattened purses or souls, I don’t know. It made me think of some maritime animal overturning  its huge abdominal cavity to catch and digest prey like certain species of stingray, shark, or starfish illustrated here beyond any doubt,  I will say red-handed caught, by the spooky still-lifes  and by the not less incriminating video clip

LUNCH

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16
Nov
2022
2

Dans les murs de la Ville Impériale II

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Die Pestsäule

Mes chers enfants, parents et amis

 

GRABEN PLATZ WIEN

Quoi que je fasse, je glisse et je m’enlise. Adepte des comptes rendus courts, me voilà à nouveau à la tête d’un béhémoth sans que j’entrevoie l’ombre d’une queue. L’art, la science et dans une certaine mesure le sport me permettent d’oublier le destin médiocre de la race humaine, la présence des barbares intra-muros,  la nature vicieuse de l’homo sapiens et la sensation, parfois énervante, d’avoir manqué les fauteuils d’orchestre. L’art est le seul domaine où je ne crains personne car tout en étant un ignorant notoire, quoique professionnel,  ma grande curiosité et ma pédanterie innée me font la courte échelle. En particulier, je suis féru des œuvres d’art uniques que je rencontre pendant mes voyages réels ou imaginaires. J’ai découvert  à Vienne deux réalisations de cette nature. Elles étaient les fruits de la main d’œuvre locale, imprégnées d’une certaine dose d’exceptionnelle maîtrise, se détachant du groupe des objets auxquels formellement elles appartenaient et frôlant à la fois le sublime et le ridicule. Read More

6
Dec
2022
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Le Pèlerinage du Mécréant, Maha Kumbh Mela 2013

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Résumé : mon G-ami L. un ancien Iron Man, surnommé Haparitz et quelquefois Arizona et souvent The Navigator (G pouvant être lu comme gros, grand, généreux,  génial parfois,  et grandiloquent souvent – au choix et d’après l’humeur) m’invita,il y a des années de cela, à l’accompagner à la plus grande fête du monde: la Maha Kumbh Mela. La relation qui suit correspond en ligne générale au texte initial après que je lui ai assené un coup de brosse. Quant au mécréant que je suis il faut que je souligne que je ne suis pas antireligieux. Tout au contraire je considère qu’on gagne dans la foi une tranquillité qui dépasse des fois celle induite par, disons, le massage thaïlandais ! Certainement, tout ceci à condition que les illuminés ne s’appliquent violemment  à “améliorer” ou, gare, à “sauver” les autres de la même manière qu’aujourd’hui, les politically correct  s’évertuent à imposer un langage  qui aurait procuré  un orgasme exquis  aux Précieuses du temps de Louis XIV. Mais retournons à l’Inde … Read More

24
Nov
2023
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With “Le Bisse du Tssitoret” towards the “L’Alpage du Sex”

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Does sex still run the world?

Do all stories have to be rich in clashing moments, heroic rhythm, and far-reaching resonance? Is it possible to write something without saying anything? Just in case, please check my report: With  “Le Bisse du Tssitoret” towards the “L’Alpage du Sex” (translation follows).  I do have a cute little story for this post but I do not have any controversy, confrontation, or argument to enflame the spirits. * It is accurate to write about something that will leave everybody calm? People, need confrontation otherwise they sneer, snooze, snort, and snore. Homer goes into the mix and asks for divine support, as soon as he launches the Iliad through the detailed relation of the bitter conflict between Achilles and Agamemnon. There Will Be Blood,(2007) you see? But let’s proceed correctly (keyword) and hope that controversy will rise like a cobra’s nervous head. It is time now to tell what a “ Le Bisse” and a “L’Alpage” are because not everybody nowadays (when we have the SMART and are COOL) is indulging in the study of old foreign languages. The “La Bisse” in Swiss-French designs an irrigation channel in a picturesque mountainous area with obvious agricultural function and fair tourist appeal. The “L’Alpage” means in basic French a mountain pasture, an upland,   where herds of bovines,  ovins, or caprins are brought to graze peacefully during summer, enjoy first quality grass, and become fat and meaty. All, for their good. Read More