On Death Row

Composite blog consisting of notes, reflections, weird jokes, trip reports and amusing stories from the death row; some personal, some told and some fabricated, I have to reckon!

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Ridendo castigat mores, that I freely translate as ”humor improves behavior” , not that I believe, but it sounds nice!

28
Aug
2018

Nagaland, Balade ardue dans le pays des anciens coupeurs-de-têtes

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Résumé : mon G-ami L. un ancien Iron Man, surnommé Haparitz et quelquefois Arizona et souvent The Navigator (G peut être lu comme gros, grand, généreux,  génial des fois,  et grandiloquent souvent – au choix et d’après l’humeur) m’invita de l’accompagner à la plus grande fête du monde, Magh Kumbh Mela,  il y a des années de ça. Ce voyage initiatique sur le  site sacré de la Khumb, l’ancien  indien Prayag, Allahabad depuis  la conquête musulmane du 1575 (intéressant, quel peut être le nombre des années de  la prescription légale pour la saisie des territoires?) mena a des autres pérégrinations.   Parmi eux le voyage au Nagaland situe au nord-est de l’Inde, qui eut lieu en Mars 2013 fut des plus étranges. Si l’Inde est déjà culturellement lointaine pour un occidental, le Nagaland n’est pas moins reculé pour un Indien.   Fidèle à mes habitudes je veux reproduire les textes qui firent la matière dès aujourd’hui défuntes feuilles de route 5 et 6 après une modeste invocation au dieu aux pieds légers, patron des voyageurs, voleurs, orateurs, commerçants et prostitués, Hermès de son nom.

Mes chers enfants, parents et précieux amis

Les choses ont commencé se gâcher avec le voyage a Nagaland. Seulement une personne sensiblement irresponsable, je me réfère à moi-même, pouvait avoir fait un choix pareil et choir lea yeux ouverts  dans la retraite sans panaches ni flambeaux qui s’allonge depuis la. L’intention paraissait bonne, faire une fleur à L. qui me laissa le soin de décider  du deuxième volet du voyage. Le bonhomme est entiché de l’ethnicité, trempée particulièrement dans un mambo-jumbo du bon petit vodou maison.  Fou des plumes et des perles en verre authentique, raffolant  des danses barbares, cris gutturaux et armes blanches, à l’œuvre dans les jours de fête, on s’entend, il devrait être heureux dans cet ancien pays des chasseurs-de-têtes.* Il le fut presque…Quant à moi, aussi insensible aux sauvages d’antan ou d’aujourd’hui qu’aux civilisés du passé ou de toujours, surtout dans leur variante « politically correct »,  je rêvais du dernier bistro sur la piste après lequel, rien ne va plus.  Et rien n’irait plus. D’abord mes problèmes de santé s’aggravent, j’ai gardé les ancienns et j’en  ai acquis de nouveaux. Ensuite Kohima….

Accrochée à flanc de coteau, Kohima la capitale de Nagaland est  une ville d’une puissante laideur,  a l’urbanisme précaire et aux nouvelles  constructions disgracieuses  en totale disharmonie avec les  lambeaux verts, d’allure tropicale luxuriante, festons d’une opulente végétation péri-Himalayenne qui l’encercle de près.  Les marchées étaient misérables, le passage d’une rue  à l’autre, avec une dénivellation de 20 à 30 mètres, une entreprise suicidaire, l’artisanat local médiocre, les bananes infectes  et les restaurants ignoraient la nécessite d’un troisième mets, surtout de mon bien aimé Gulap Jamun. Ce n’était pas  le dernier bistro sur la piste, c’était le milieu, le nombril, l’épicentre  de nulle part. Jugez par vous-mêmes, écrasée entre le Bengladesh et la Birmanie, rien ne passe pas sauf la contrebande, coiffée lourdement pas les états  plus intégrés d’Assam, Darjeeling, Sikkim, etc, le Nagaland avec sa population tribale  de race jaune et yeux bridés, est aussi loin de l’Inde que de la lune. Alors rien de plus ? Bien sûr que si…D’abord un arbre d’apparat?! ou un arbre tout court semblant venir de la nuit des temps…une sorte de formidable légume, qui dut fleurir dans le sens symbolique, je m’avance sur des sables mouvants, car je ne sais fichtre rien, au temps des dinosaures…a suivre…*Ensuite vient  la marche triomphale des tiges des bambous  aux  cent emplois (qu’on dit) parmi lesquels la production des superbes partitions  a motifs infinis poussant à la réflexion aussi bien optique que spirituelle…Mais par-dessus tout, c’est le sourire fascinant, légère et subtile esquisse, ayant quelque chose d’impondérable  et d’évanescent qui flotte (aucune relation avec ce méchant Cheshire Cat)  sur les lèvres arquées de jeunes femmes…Innocent plaisir en valant la peine de tous les tracas….

Les choses continuent s’embrouiller quoique mon état de santé, physique et mental, mais oui, mais oui!,  s’est amélioré. Bien sur le grand coupable est Murphy, car s’est bien connu que les américains sont bêtes, responsables de la détresse de l’Europe, de la misère du tiers monde et de la création  des sociétés mammouth qui font des affaires monstres en vendant des objets faits en Chine.   Il faut donc que je sors de cette Nagaland de malheur et finir ce récit  car physiquement, en chair et en os surtout,  je suis déjà à New Delhi, après avoir trotté sans bâton ni ressort dans les ruelles puantes  et les palais extravagants  d’Udaipur, Jodhpur et Jaipur ou la concupiscence aussi bien que  la magnificence de l’aristocratie Rajpoute rua dans les brancards et ne connut plus des limites. Vous n’avez qu’aller au palais des miroirs a Amber pour comprendre de quoi je parle. Mais retournons aux tribus et aux clans du Nagaland, d’une façon télégraphique si non pertinente car je jure sur la mémoire  de mes chers parents de rester dans les 21 lignes de récit, a partir de ce moment,  comme dans le temps que je pondais des panneaux explicatifs pour le grand public au musée. Quoique les chasseurs-des- têtes sont partis hélas (si nécessité il y a on utilise la bombe et le fusil mitrailleur)  j’ai pu reconnaître les marques, presque les  stigmates sacrés de la culture tribale car il y avait  des cochons partout. C’est  possible qu’un  siècle de  prosélytisme chrétien  offensif est pour quelque chose dans la présence dominante   des suidae (la famille des porcins) et éventuellement dans l’explosion démographique des hominidés locaux. Mais en plus on rencontre encore et avec délices  des maisons traditionnelles, construites avec de larges planches en  bois roux, parées d’images des bovins sur la façade (des têtes) et sur le faîte (des cornes. assez stylisés mais très impressionnants !!!). sans fenêtres ni   cheminées, de façon que la fumée tient en respect les insectes et cure les viandes (porc). Aussi, le morung, ubiquitaire  dans chaque village est la maison ou des  jeunes hommes en état de puberté galopante vont vivre ensemble jusqu’aux hyménées. Et il reste fort bien des  forts impressionnants, compacts, des vrais bunkers  qui témoignent d’un intérêt profond pour l’art de la guerre  et du savoir dans la construction en  pierre dure galets ou bien taillée. Finalement les tombeaux des pères et des grands pères sont à la portée de la main, dans la cour. Les femmes, probablement,  doivent être immortelles !!!! 25 lignes, espérons que papa et maman vont me pardonner cette nouvelle incartade ! Le reste du message sera fourni par un choix exagéré d=images à remarques assez tendancieuses, comme d’ habitude!

Et encore une mise en garde qui s’impose. La premiere pile des images représente, noblesse oblige, la pas tres belle capitale Kohima qui malgré mes calomnies de rigueur est sur le chemin du  pot-pourri  urbain, un picturesque cocktail  de l’ancien avec  le nouveau qu’on rencontre dans maintes places du tiers monde. Le second tas, plus large est dédié au monde rural, reculé et traditionnel de communautés franchement agricoles  des villages Kiwembe, Kohoma and Tuophema dont  leur rusticité cum authenticité amènent le voyageur entiché d’exotisme a l’extase….enfin il reçoit un brin de  rêve pour son argent…ha!ha

 

The Wanderer convalescent

*Quoique ancienne j’ai quelques doutes que la photo d’introduction reproduit des chasseurs-des-têtes Naga, que j’imaginais plus « jaune», avec des yeux plus brides et la  peau plus claire et surtout tatouées a l’outrance a rendre jaloux un prisonnier californien.
**je viens de recevoir de mon distingué ami A.D., un personnage a vastes connaissances dans les sciences naturelles et par surcroit dendrologue professionnel et néanmoins émérite, la notice suivante:« Ton poireau mérite effectivement forte attention. Et la première constatation que je ferai est que tu me donnes l’occasion de voyager au-delà des tropiques sans bouger de ma chaise et ceci est déjà un exploit!!Je vais transmettre ton document à un collègue qui enseigne la dendrologie à la haute école du paysage de G. et qui a pas mal roulé sa bosse de par le monde. Et nous verrons s’il arrive à décrypter l’énigme? »

KOHIMA CAPITAL

KOHOMA VILLAGE

 

TUOPHEMA VILLAGE

KIWEMBA VILLAGE

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